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Mardi 6 Août
9h : Chargement de la voiture au
55 rue du vivier.
9h15 : Départ (enfin !). Papa stresse à mort, surtout qu'on
se marre en lui disant au revoir, et stresse encore plus.
9h30 : Julie envoie du jus partout en croquant dans sa pomme !
9h20 (petits problèmes chronologiques) : un mec dans une bagnole
pourrie (bon, je suis de mauvaise foi
) nous regarde de haut, a un
feu, dans notre petite LNA qui a, somme toute, notre age, ou presque.
9h35 : Julie me fait chier avec ses précisions à la con
sur la voiture.
9h36 : Julie se marre en voyant un gars avec, je cite " la pire moumoute
là " (en barbe quoi, pour ceux qui auraient pas compris).
9h40 : Petite réflexion sur toi, ami lecteur, oui, toi ! qui dois
vraiment nous prendre pour des folles et se demander si on a vraiment
rien d'autre a foutre que d'écrire des conneries
Hé
bien non, on a rien d'autre a foutre justement, parce que, hé oui
! 8 heures de voitures, c'est long, surtout quand on en est qu'al la première
demi-heure
9h42 : Julie est une vraie porcasse, elle s'est foutue de la pomme sur
le pantalon (hé oui, encore la fameuse pomme ; mangez des pommes
.pff
.j't'en
foutrais moi !)
9h43 : Julie a encore de la pomme sur le pantalon ; vraiment crade celle
là.
9 h44 Julie change de lunettes.
9h45 : Julie et moi avons décidé de publier le récit
de nos aventures, et si tu lis ceci, ami lecteur, c'est qu'un éditeur
complaisant, ou payé en nature, allez savoir (ce qu'évidemment
vous ne ferez pas), a bien voulu nous publier.
9h50 : Avons croisé un bus italien rempli de ? (Oui ! ami lecteur
tu es vraiment doué !) D'italiens ! qui nous ont regardé
comme des bêtes curieuses.
9h52 : Julie chante ( ?!) " Italiano machin chose ". Qu'elle
horreur ! et après on se demande pourquoi il pleut
en plus
apparemment ça a rameuté le bus d'italiens qui nous suit
a la trace.
10h05 : Petite discussion a propose d'une énorme goutte d'eau tombée
sur le pare-brise après qu'une voiture nous aie dépassée
; selon moi un molard, selon Julie un oiseau qui n'a fait que boire pendant
trois jours, sans rien manger. Affaire a suivre (dans une autre dimension).
10h13 : On passe devant un panneau
indiquant une sortie pour Mazamet ; grand sourire de Julie a mon égard
; au bout d'un certain temps de réflexion, je me rappelle qu'elle
m'a signalé que c'est là qu'habitait Will, son copain du
moment
.Ouuuuhhhhhhhhh
je sens que ça va être
long ces vacances
10h15 : On vient de dépasser
la Méridienne Verte (quoi que ça puisse être d'ailleurs,
moi je n'en sais rien), comme vient de me le faire, si obligeamment, remarquer
Julie.
10h25 : Petit jeu des départements
(pour ceux qui connaîtraient pas, on doit associer le bon numéro
à son département et vice versa -attention de ne pas tomber
dans le vice : tout abus est déconseillé [OK, humour déplorable,
mais le cerveau doit bien pêter a un moment ou a un autre]), et
je suis vraiment une merde a ce jeu
personne n'est parfait, pas
même moi ami lecteur
.
10h40 : C'est pas vrai ! J'ai oublié
le shampoing ! Ah la la
mais je suis sure que ça t'est déjà
arrivé, ami lecteur, d'oublier un petit truc insignifiant quand
tu pars en vacance et que tu t'en aperçois juste un peu trop loin
pour aller le chercher
.avoue va, ça arrive a tout le monde,
n'aie pas honte
.
11h45 : Julie continue encore et
toujours de jouer les guides touristiques avec l'Abbaye de Fontfroide,
et moi je commence a avoir chaud
*Petite parenthèse ami lecteur
: profite bien de cette logorrhée d'anecdotes plus insignifiantes
les unes que les autres, ça va pas durer, rassure toi
c'est
parce qu'en voiture, on a rien d'autre a foutre (comme précisé
plus haut).
11h50 : La galère, pas une radio ou
ils passeraient de la musique acceptable pour nos jeunes oreilles en vacance
au choix : parlotte ou classique. On a quand même opté pour
le classique.
11h12 : Enfin
à moi le stylo
Faut pas croire, mais Chtite Look monopolise
le siège passager (j'oserais pas dire squatte
). Arrêtées
sur l'aire de Vinassant, pause pipi et telephone-maison histoire de rassurer
papa et maman
.
Un vieux a gauche intrigue Chtite Look
. Quel age ? Oulah
40
piges au moins, attention ! Elle joue à Marilyn, incarnation peut
être ?
La LNA, ailes ouvertes, s'aère et se repose. Tant qu'à y
être, à l'ombre
Moi je m'étire, quelques genou-flexions histoire de se dégourdir
les patounes
Elle, elle court après un chat
Noir
" Aucun respect ! " Quoi donc ? Le chat s'enfuit à son
arrivée
Une miss en jupe et chemise blanches qui lui court
après, que peut il espérer de mieux ? D'ailleurs, à
ces mots, le temps d'écrire, il revient, intrigué
Le jeu s'installe le temps d'une pause aire d'autoroute
Il faut repartir,
la route est longue
11h25 : Hé oui, me revoilà,
je t'ai manqué hein, ami lecteur ? Quoi ?! Non ?! Bah
c'est
pas grave, de toute façon t'as pas le choix, c'est moi ou tu saute
le passage
Ah ! je sais ce que tu penses ( hé oui, je suis un peu voyante,
comme tu le découvriras peut être plus tard
) ; tu es
en train de reconstituer notre itinéraire grâce a toutes
nos indications, et tu te dis qu'un jour, oui, c'est sur, tu t'armeras
de ton courage, de ta voiture, de ta carte bleue (ne pas l'oublier !),
et surtout du livre que tu tiens p'wesent'ment entre les mains -et dont
je ne peux te donner encore le titre puisque je ne le connais pas moi
même- et que tu t'en iras à l'aventure, en empruntant le
même chemin que tes deux héroïnes (nous, pas la drogue,
nuance -remarque, tu fais ce que tu veux, je ne suis pas derrière
ton dos pour le savoir-) préférées.
11h40 : Julie pête un plomb
avec la poupée de Dingo que lui a offert son cher et tendre
.
Qui ?!! Quoi " qui " ?!! Mais Will ! Voyons ami lecteur, tu
n'as rien suivi
. Allez, reprend moi ce livre depuis le début
11h53 : Julie vient de me faire remarquer
deux voitures belges devant, et paf ! Ça y est, j'ai envie de frites
! Vivement qu'on s'arrête, je commence à avoir les crocs
moi
12h15 : Passage au péage de
Montpellier. 16 euros 50 en venant de Toulouse, note bien ami lecteur,
ça pourrait t'aider pour organiser ton périple.
12h20 : Première indication
de la direction de Marseille ; si on avait une bouteille de champagne,
on la déboucherait, mais comme on en a pas, on se contentera de
cette petite note.
12h35 : Enfin, arrêt pique-nique
sur l'aire d'Ambrussum. Bon, je te laisse ami lecteur, l'appel du ventre
est plus fort que le tien (mais tu me pardonnera, j'en suis sure, et sinon,
tant pis : tu as déjà acheté mon bouquin
hé
hé
).
12h50 : C'est
les mains toutes graisseuses que je te reprend, toi, stylo bleu
Pause miam-miam. Sicisson du marché, tomate de Mme Basso (toute
une histoire Mme Basso
un jour j'vous ferais découvrir les
plaisirs du potager
). Bref, pause casse-croûte, au milieu
d'allemands et de suisses fort intrigués par notre allure
Chtite Look se depiotte un uf, somme toute assez fort degueu - Hé
! L'uf ! Pas moi ! (Chtite Look)- et moi je me goinfre de tomates
mon ventre crie encore famine
que lui faut il de plus ? Allez va,
un ch'tit morceau de chcichichon, pour le plaisir
13h35 : On reprend la route après
le pique-nique
Tu veux que je te dise ce qui était au menu
?! Bon, d'accord, même si certains me taxeront d'avoir copié
Ionesco dans sa cantatrice qui n'était peut être pas aussi
chauve qu'il le prétendait
m'enfin
Alors, le menu donc
: tomates bien mures -peut être un peu trop d'ailleurs-, baguette
-mais non ! c'était pas un arrêt SM ! baguette de pain-,
saucisson -sus cité par ma coéquipière et néanmoins
amie, Julie-, ufs -j'en ai pris qu'un, n'ayant pas osé en
tenter un second- et gruyère -soit dit en passant, le gruyère
exhale tous ses arômes lorsqu'il a passé 3 heures dans une
voiture transformée en four ; mais il s'échappe facilement
d'une poigne qui ne serait pas ferme-. Et pour terminer, je me suis tapé
un de ces magnums doubles qui font honte alors même qu'on les déguste
mais comme dirait une certaine marque, que je ne nommerais pas -car je
ne suis pas assez avant-gardiste pour insérer une page de pub dans
un livre, et pis d'abords, ça me rapporterait pas un rond alors
-,
c'est bon la honte
13h55 : Julie et moi essayons d'écouter
une cassette, malheureusement le poste ne marche vraiment pas, et "
Etienne Etienne " passe mal. Petit conseil à ton attention
ami lecteur -je te chouchoute hein ?! mais j'aime ça alors je continue-
quand tu prépareras ton voyage, vérifie que tu as de bonnes
cassettes de bonne musique et surtout quelque chose en bon état
pour les écouter
PS : la Volvic fraise est bien meilleure qu la citron -hé voilà
que je retombe dans la pub !-
14h03 : Tiens, encore une précision
: péage d'Ales, 4 euros 20 ; ça va, ça te ruineras
pas
14h10 : Julie dégoupille et
une odeur de camembert bien fait plane dans l'air -un camembert bizarre,
soit ; un camembert avec un petit plus, ok ; mais l'odeur de base est
bien celle du camembert de nos verte campagne
ça ne vaut
évidemment pas Saint Antoine, mais ça, je t'en reparlerais
plus tard, sans aucun doute
).
14h40 : Arrivée à Marseille.
Ça pue ici aussi, mais plus les vapeurs de gaz que le camembert
; je sais pas ce qui vaut le mieux, et toi ami lecteur ?
14h50 : Julie gagatise encore avec
son Dingo bien calé entre son cou et son épaule
Mon
Dieu ! il doit vraiment être différent ce Will
14h28 : 42 kilomètres de Toulon.
Petit encouragement à Titine qui nous a vaillement transportée
jusqu'ici et qui n'a pas fini
Hé oui, pas de pitié
pour -hum
non
pas les croissants
ami lecteur tu as été
dans ta folle jeunesse un Club Dorothée addict
..mais ce n'est
pas grave, ça peut arriver aux meilleurs- la Titine.
15h50 : Julie en a marre de la route
et, si je ne peux pas comprendre ni la soulager puisque je n'ai pas -encore-
mon permis, je conçois sa grande détresse
Quant a
moi, je suis bien, je me fais une petite séance jambes en l'air
-mais non ami cochon ! pas cette partie là
) ; je veux dire
que j'ai les pieds dehors, et les jambes sur la fenêtre
c'est
tout, et je sens que tu es déçu, non ?
15h55 : Grosse inscription sur le
flanc de la montagne " Quand il n'y a plus rien, Jésus peut
t'aider " suivi d'un numéro de téléphone. Hum
un commerçant qui se fait de la pub gratos ? Va savoir ami lecteur
16h05 : Direction Seyne sur Mer ;
Julie veut me faire mettre le doigt sur l'allume cigare
je le savais
! elle est sadique ! je plains ce pauvre Will
17h10 : On tourne, on tourne dans
Seyne sur Mer. Pas moyen de trouver notre auberge de jeunesse, et au bout
de 8 heures passées sur la route, on commence a en avoir marre,
mais bon, c'est la vie ami lecteur, elle nous apprend la patience
-c'était
une petite leçon de philosophie gratuite-.
17h40 : On tourne toujours.
17h45 : Enfin ! On a trouvé
l'auberge de jeunesse ! Alléluia ! -pour les affiliés, sinon
: Yepeeeee !-. et maintenant on attend 18 heures que ça ouvre
18h10 : L'auberge n'étant
toujours pas ouverte, on poireaute devant depuis, hé bien, presque
une demie heure.
Ami lecteur, si, a l'inverse de nous, tu n'es pas un aventurier sans goût
pour le confort, alors réserve toi une bonne chambre pour la nuit
; mais bon, libre a toi de respecter a la lettre notre périple
et donc de ne pas suivre mon conseil
18h15 : Les
deux pieds par la fenêtre, la tête appuyée sur un quelconque
sac sur le fauteuil, le dos en piteux état faute de se tenir droite,
je reprend le stylo, le cahier à spirales
brin de nostalgie
d'une enfance choyée
Je reprends là le stylo, ce fameux stylo dont on t'a déjà
parlé, car Julie est allée réserver les chambres
à l'auberge, enfin ouverte. Cela veut il dire que bientôt,
oui, très bientôt, on sera dans notre chambre, écroulées
sur les lits et goûtant un repos bien mérité -surtout
pour Julie- après cette journée sur la route ?! J'espère,
mais tu en sauras un peu plus tout a l'heure.
J'ai quand même un peu peur ami lecteur
il y a déjà
trois minutes qu'elle a disparue derrière la porte de l'auberge
-car je dois dire que je garde la voiture-, mais je pense que Julie a
la force et le courage nécessaires pour en ressortir vivante
18h28 : Oui ! La voilà qui
ressort et qui revient vers la voiture ! Et maintenant je te laisse, ami
lecteur, car je dois monter les bagages.
18h43 : ça y est, on est dans
notre chambre ; pas vraiment ce à quoi je m'attendais, mais ce
n'est que pour une nuit
Il y a quelques travaux et de la poussière
partout. Et maintenant je te laisse encore une fois pour aller remplir
la caverne qui me sert d'estomac, bien qu'il ne soit pas encore 19h.
19h :
Hum
je mange
quel plaisir
désormais, je comprends ces explorateurs,
ces navigateurs, ces fous d'aventure qui partent l'estomac vide
quel plaisir de redécouvrir le goût du pain, celui du saucisson
du terroir, le goût de la Nature
comment décrire ces
retrouvailles avec délices, sans goinfrerie, avec délectation
et gouterie ? Hum
Par contre, en face de moi
Décrire
l'avidité, la gourmandise de ma copilote, en serait presque comique
elle parle a son morceau de fromage, partage avec lui un court moment
de plaisir, pour le croquer d'une dent blanche mais pointue, geste franc
qui témoigne cette volonté de remplir la poche de l'estomac
aurait-elle faim ? A vrai dire, y a de quoi
presque 8 de route,
de voiture
Bien que chtite tuture soit très sympathique, agréable
et toujours là quand on l'appelle -on se croirait dans Zorro avec
Tornado
-
que Dieu me la conserve, elle est si bonne
Bref, le soleil n'aidant pas trop au confort de notre voyage, le bruit
ajouté à la fatigue du périple
il arrive toujours
un moment ou l'on crie famine
Tout a l'heure, visite de Toulon histoire de s'imaginer demain -"
regarde ! C'est le quai d'embarquement !!! "- Moment d'excitation,
la Corse n'est pas loin
D'ailleurs, on rêve et voit des mirages
de terres lointaines
Et dire que nous sommes a cent cinquante bornes
de l'Île de Beauté
19h10 : Papa de Chtite Look s'inquiète
et téléphone. Il n'est d'ailleurs pas le seul
les
parents, même à six cent kilomètres, prennent le temps
de nous appeler toutes les trois heures. Deux jeunes filles, seules, abandonnées
à leur destin de découverte (qui sait ?!!), n'est ce pas
dangereux ? Encore plus si ces jeunes filles là sont vives et belles
-laissez moi rêver un peu- Ne pensez pas que l'on se prenne la tête
: on ne sait jamais !!!
19h13 : Elle s'impatiente et tourne
en rond, en profite pour fouiller les placards de l'auberge, pour rêver
devant le frigo rempli de jolies choses
non, on ne touche pô
!
19h20 : Non ! Faut pas croire Julie,
c'est elle la goinfre : elle s'est tapé au moins cinq fois du sauciflard
et
combien déjà
? Trois ufs durs. Mais
bon, ça se paiera tout ça
Je viens de proposer à
Julie de prendre une caisse (" kek'c'est'k'ça ?! " me
demandes tu, ami lecteur ? hé bien, une mite comme dirait l'autre,
une murge, une cuite, se bourrer la gueule quoi ! hum
tu es un peu
obtus ami lecteur, mais je suis sure que tu sais ce que c'est
).
Mais bon, comme demain il y a le bateau, je crois que ce sera juste une
soirée cartes -mais ce n'est que partie remise-.
21h00 : Voilà, retours d'une
petite virée dans un bar PMU -génial non ?!- peu bu, beaucoup
rigolé ; courte discussion ayant pour thème la sexualité
-oh ! je te connais ami lecteur (si si), tu aurais aimé être
là
mais il y en aura d'autres, après tout nous sommes
des jeunes filles de dix-huit ans et demi
-.
21h15 : C'est
l'anniversaire de Clarinette aujourd'hui ; 19 ans, sympathique, agréable,
une bonne amie
21h16 : Duvet étalé
sur le lit, moi allongée. Je regarde la fenêtre ouverte.
En face, de la lumière dans une chambre. Le temps de manger pour
les voisins, le temps pour moi de deviner leur discussion animée.
Il ne s'agit pas ici d'une dispute, mais plutôt d'une partie de
rires et d'yeux humides, à cause jeux de mots, sans doute, ou peut
être du récit d'une anecdote
qui sait ? Mais à
les observer, curieusement, à leur insu, attise un sourire sur
les lèvres. On se plait à les regarder, à les imaginer.
Je pense à Will. Que fait-il ? Sourit il ou a t'il les yeux sucrés
de nostalgie et de tristesse ? Ce ne sont pas ces quelques mots qui vont
expliciter mes rêves, mon imagination à son sujet. Les écrire
serait peut être vide de sens pour celui ou celle qui les lira.
Je signale cependant, et tiens à le faire, que je me pose tant
de questions sur lui, sur moi, sur nous. Des questions paisibles et soulagées
de tout peur, des questions auxquelles j'aime à imaginer des réponses.
Peut être mes vux et désirs seront-ils réalisés
avec lui, Will.
Il me manque.
Tu me manques, Will.
21h30 : Chtite Look prépare
le jeu de cartes.
On va jouer. Bonne soirée.
22h00 : Finalement, ce ne fut qu'une
partie de bataille corse, histoire de se mettre en jambe
22h30 : Tiens, le gérant de
l'auberge a un accent québécois
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